« Le regard de Judas » (2)

Publié le Mis à jour le

suite…

Chapitre deuxième : La grande manipulation

Au lendemain de notre arrivée à Philadelphie, nous allâmes donc au bureau de la firme d’avocats situé sur la rue Walnut Street afin de prendre connaissance de ce qui en était réellement. Une fois arrivés sur les lieux, ces deux énergumènes nous affirmèrent que j’y étais allé non pas pour moi mais bien pour un canadien d’origine égyptienne dont la multinationale américaine, c’est-à-dire la Dow Chemical, ne voulait pas le reconnaître en tant que victime de la Thalidomide. Ils voulurent donc se servir de ma situation physique pour fin d’expertise biomédicale. Pardon ? Suis-je un morceau de viande bon marché ou un vulgaire préservatif que l’on jette après usage ? Qui plus est ! Ces deux crapules avaient tout fait pour endormir mes parents en leur promettant une quelconque réouverture de mon dossier auprès de la multinationale Dow Chemical.

Poser nu pour dénoncer : Autre voie de la non-violence!

J’ai donc servi de cobaye à fin d’expertise. Ceci a impliqué une série de radiographie au rayon-X allant de la tête aux pieds. Il est à noter qu’il s’agit-là d’une manière de parler étant donné l’absence de pied dans mon cas. De plus, croyez-le ou non, j’avais tellement eu de radiations cette journée-là que j’aie ressentisune sensation de brûlure à mes testicules. (Il est à remarquer que je ne blague pas du tout.) Est-ce la raison de ma stérilité ? Sans nul doute ! À cela vint s’ajouter la rencontre avec une spécialiste médicale dans le domaine des victimes de la Thalidomide pour qu’elle leur donne son opinion sur mon cas au plan épidémiologique.

C’est vrai ! Tout a été mise-en-œuvre pour une reconnaissance officielle de ma situation mais ce fut réalisé à mes dépends. En effet, je n’ai jamais vu un pécule du montant que j’aurais dû obtenir à l’occasion de cette cause. Souvenez-vous que j’y allais dans MES intérêts et qu’il n’y était absolument pas fait mention de ce canado-égyptien pendant le trajet en avion. Information habilement cachée jusqu’au 24 mai 1984, date de mon anniversaire de naissance et de notre rencontre avec l’avocat américain.

Qui plus est ! Cette supposée victime, car je doute sérieusement qu’il en soit une, a obtenu un montant faramineux lequel me revenait de plein droit. Or, je n’ai strictement rien reçu de ce règlement et ce, même si j’allais pour … moi.

D’ailleurs, lorsque mes parents et moi-même accompagnés par ma sœur et son conjoint étions allés à une soirée regroupant des victimes de la Thalidomide dans un hôtel de Montréal, ces avocats n’ont jamais adressé la parole à mes parents de manière informative.

Je n’oublierai jamais cet affront.

Certes, il a bien eu quelques actions entreprises de manières sporadiques afin de, semblait-il à cette époque, faciliter une réouverture de mon dossier juridique. Mais, après mûres réflexion, le tout a été orchestré de manière à sauver les apparences et JAMAIS dans l’optique de mes intérêts personnels. J’ai tout de même le droit de me questionner sur le pourcentage que ces avocats reçurent du montant global dudit règlement. N’est-ce pas?!

Ce n’est que bien plus tard que ma défunte mère avait compris ce dont je voulais en venir avec mes deux questions posées à l’avocat montréalais à l’aéroport de Montréal quelques instants avant de monter à bord de l’avion. Chose qu’elle regretta amèrement et … moi aussi. Nous avons longuement discuté et j’en avais profité pour l’informer que cette supposée victime de la Thalidomide m’avait jadis craché à la figure pendant une brève rencontre lors de mon hospitalisation dans un centre médical de Montréal.

Conclusion

Il est à retenir que j’ai publié ledit article afin d’informer mes lecteurs et mes lectrices sur un dossier méconnu de la Thalidomide, celui de ma mésaventure vécue à Philadelphie en 1984. Une mésaventure qui m’a toujours incité à faire attention à ceux et celles qui veuillent mon bien.😉 Mais, il y a aussi, et c’est triste à dire, une certaine perte de confiance en mes parents. En effet, ils ont préféré se taire. Ce silence m’a presque tué.

En résumé, vous êtes maintenant en mesure de comprendre que ce blog porte bien sont titre : Vie et fantasmes. En effet, la vie comporte des résultats qui sont parfois aux antipodes de nos fantasmes, lire ici nos rêves et nos espoirs.

Rolland St-Gelais

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