Sois rassuré! Je sais que tu as fait ton possible.

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Bien le bonjour tout le monde!

Il m’est apparu bon de rectifier les choses suite à la publication du dernier article paru ce 15 août. Article qui, je dois l’avouer, a certainement étonné plus d’un d’entre vous. Le but de ce présent article est de nuancer, voir d’expliquer, mes propos d’hier.

Oui, je le sais très bien. Mes parents ont fait ce qu’ils ont pu avec les moyens qu’ils avaient à une époque où les moyens de communication se situèrent aux antipodes de tout ce que nous disposons aujourd’hui. L’Internet n’était même pas dans l’esprit des gens, les journaux relatèrent au compte-goutes les informations relatives à la Thalidomide, les principales chaînes télévisées étaient membres du réseau national, donc assujéties au bon vouloir des gouvernements en place, et, surtout, aucune personne de leur entourage immédiat ne voulait apporter son aide dans la reconnaissance de leur fils cadet en tant que victime de la Thalidomide. Bref, ils durent affronter seuls la toute-puissante Richardson-Merrell au début des années 1970.

Nous étions encore davantage seuls, cette fois je m’inclus vu ma présence dans le bureau de l’avocat de Philadelphie, lorsque nous avons été manipulés en 1984. Comme je l’étais moi-même lorsque la supposée victime, celle qui a reçu le dédommagement qui me revenait, m’avait craché à la figure alors qu’elle et moi étions dans une salle commune à l’Institut de Réadaptation de Montréal au mois de juillet 1973.

Cette solitude se manifesta aussi quand mes parents et moi étions allés perdre notre temps à l’occasion de deux réunions des parents des victimes de la Thalidomide accompagnés leurs enfants. Deux réunions auxquelles j’aurais aimées ne pas assister vu d’une part, la perte de temps incroyable que cela a fait dans ma vie et, d’autre part, y voir les avocats s’auto-encenser. À ce que je sache, je ne leur devais absolument rien car ils n’ont rien fait pour ma cause. En effet, je leur suis devenu utile seulement le 24 mai 1984, date de mon anniversaire de naissance alors que nous aurions dû être à Sept-Îles pour fêter en famille et non pas pour nous faire remplir de belles paroles par ces deux hurluberlus.

Deux réunions qui ont brisé à tout jamais ma confiance envers les membres du barreau. D’ailleurs, si je pouvais inventer une machine à voyager dans le temps, je me serais défendu. Qu’aurais-je dit? Qu’aurais-je fait? Comment cela aurait-il fini? Je l’ignore. Mais, j’aurais agit pour sauver mon honneur. Cet honneur est pour moi ce qui est le plus sacré chez chaque individu. Je n’ai rien fait. Vous n’avez rien fait. Pourquoi donc? Tout simplement parce que nous étions trop surpris du déroulement des évènements. Qu’à cela ne tienne! La vie fait parfois bien les choses.

En effet, la vie m’a permis de lui rendre la monnaie de sa pièce et deux fois plutôt qu’une. La première fois lors de la parution d’un article publié dans «Le Journal de Québec» où j’étais mis à l’honneur. Ce qui y était écrit allait à contrecourant de ce que l’on avait osé écrire dans le quotidien «La Presse». Quelle jouissance j’ai ressentie quand ma mère avait écrit ces quelques mots: “Rolland? C’est çà!” La seconde fois a eu lieu quand j’ai pu lui écrire une lettre à son bureau de fonctionnaire. Il occupait alors une position très élevée au sein d’un organisme gouvernemental. J’en ai profité pour le féliciter pour tout ce qu’il avait fait pour moi, c’est-à-dire absolument rien, et pour m’avoir utilisé comme un objet dans une cause autre que la mienne. Fait étrange: Il n’a jamais donné suite ni à ma lettre.

J’aimerais bien raconter les autres moyens que j’ai utilisé pour rendre la monnaie à divers protagonistes dans ce dossier. Mais, comme l’affirme si bien un dicton: «Sache que tu regretteras rarement d’avoir peu parlé, mais souvent le contraire». Il est donc préférable de ne pas tout écrire. 

Papa! Sois rassuré! Je sais que tu as fait ton possible. Tu as été un père formidable, rempli d’amour pour tes enfants, un grand support pour ma maman, toujours là pour satisfaire aux besoins de la famille tout en acceptant l’idée de voir tes enfants voler de leurs propres ailes. Ton silence à mes questions m’en dit long sur ton état de santé. Combien d’années te reste-t-il à vivre? Un an?, deux?, peut-être plus. Tu aimerais pouvoir les vivre en paix avec ta nouvelle conjointe. Je respecterai ton silence tel qu’il se doit.

De toute façon, il est toujours préférable de faire les choses à notre façon. Le plaisir y est toujours décuplé. J’attends juste le moment propice pour cela. Sais-tu quoi? Ma patience et ma ténacité sont, aux dires de plusieurs de mes amis(es) et connaissances, tout à fait exceptionnelles.

Rolland St-Gelais

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