Pourquoi la violence?

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Pourquoi la violence?

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Bonjour!

J’ai pris l’habitude depuis quelques années de lire plusieurs quotidiens du Québec. Ce qui est tout à fait normal puisque je désire être informé de ce qui se passe dans le monde qui m’entoure, un village plus ou moins global selon les humeurs qui m’habitent pendant mes lectures. Les événements qui ont lieu dans une lointaine Afrique m’interpellent-ils davantage que ceux en Océanie ou bien en Amérique du Sud? Suis-je plus intéressé par ce qui se passe au Québec que par les crises sociopolitiques européennes? Pour être franc avec vous, je crois que chaque nouvelle possède une importance accrue lorsqu’il y est rapporté que des vies sont menacées par la menace de violence à leur endroit.

drapeau-du-quebecLe Québec, à l’instar de nombreuses autres sociétés dites civilisées, a eu lui aussi son lot de périodes où la violence se manifesta d’une manière ou d’une autre au sein d’une population plus ou moins laissée à elle. Qui d’entre vous, je parle ici à mes congénères québécois, se souviennent de l’adoption des mesures de guerre par le gouvernement fédéral, alors dirigé par Pierre-Elliot Trudeau lors de la crise d’Octobre 1970? Lequel de mes lecteurs se rappelle de la grève du Front commun de mai 1972 dont le point culminant est l’émeute qui a eu lieu à Sept-Îles le 10 mai 1972? Émeute où un simple citoyen y perdit la vie lorsqu’un désaxé fonça avec sa voiture dans la foule, composée entre autres par des manifestants venus exprimer leur désaccord sur l’emprisonnement des principaux chefs syndicaux, mais aussi par un nombre non négligeant de badauds. Je suis bien placé pour savoir de quoi je parle pour la raison suivante: L’homme qui perdit la vie dans ce triste événement est nul autre que mon frère Hermann St-Gelais. Un frère qui faisait la fierté de sa famille puisqu’il était fraîchement diplômé de l’école polytechnique de Jonquière. Un jeune homme âgé d’à peine 22 ans dont l’avenir lui semblait prometteur.

Il va sans dire que les manifestations étudiantes qui eurent lieu lors du printemps érable en 2012 me firent revivre en mémoire celle où mon frère aîné y laissa sa marque dans l’histoire, et ce, bien malgré lui. Assisterons-nous à un nouveau printemps érable en 2013? Je ne le souhaite absolument pas car d’une part, il n’y a pas de gagnants dans de telles manifestations et, d’autre part, les coûts socioéconomiques devront être supportés par l’ensemble de la collectivité québécoise.

Les manifestations font souvent l’affaire d’ organisateurs qui ne se gênent guère d’utiliser les participants comme que de simples pions sur un chéquier établi plus ou moins selon des règles dictées par des  forces que je qualifies d’obscures. Il est d’ailleurs prouvé qu’une crise qui perdure dans le temps le soit ainsi parce que cela profite à un groupe précis. Autrement dit, il faut tenter de trouver à qui profite la crise pour comprendre la logique de son fondement. C’est , selon moi, la même chose qui se produit lorsque la violence est orchestrée par des groupes spécialisés dans ce domaine. Ne nous leurrons pas! La violence est très lucrative si nous savons l’utiliser à son avantage, surtout entre des mains malintentionnées.

296834_10151064824587523_1224834861_nVoilà pourquoi je condamne toutes formes de  violence au Québec. Le Québec n’en a pas besoin. Bien au contraire! Il doit miser sur une économie forte, sur une relève composée d’hommes et de femmes prêts à relever les défis du XXIe siècle et, pour terminer ma courte liste d’exemples, d’une entraide entre les générations. En effet, chaque génération possède une richesse qui serait bien d’apprendre à partager entre elles pour permettre à l’ensemble de la collectivité non seulement de prospérer mais, d’abord et avant tout, pour mieux se comprendre et tirer partie du meilleur de l’autre. Le Québec doit apprendre à retrouver confiance en ses citoyens tout comme ces derniers doivent retrouver foi en eux-mêmes. Une foi tournée vers un avenir où la violence fera place pour de bon à une paix sociale authentique.

Suis-je un utopiste? C’est possible. Mais, j’ose croire que je ne suis pas le seul dans mon Québec que j’aime tant.

Merci de m’avoir lu!

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

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